A la recherche de nouveaux récits pour préparer demain

A la recherche de nouveaux récits pour préparer demain

Alors que le confi­ne­ment a accé­lé­ré la créa­tion de nou­velles formes de récits, il est temps de réin­ven­ter ceux du monde d’après.

Ces temps de crise auront été mar­qués par le règne de l’incertitude. Incer­ti­tude quant aux moda­li­tés de la sor­tie de crise, quant au fonc­tion­ne­ment du monde d’après… Dans cette période excep­tion­nelle, l’écriture et le récit se sont mon­trés comme des formes néces­saires et indis­pen­sables, à la fois d’information, de com­mu­ni­ca­tion mais éga­le­ment d’exutoire individuel.

 

Oser expé­ri­men­ter dans l’incertitude

Pour mieux com­mu­ni­quer sur les enjeux de la situa­tion, pour main­te­nir le lien mal­gré la dis­tance, pour lais­ser une trace aux géné­ra­tions futures ou bien pour com­bler l’ennui : on a vu fleu­rir ces der­nières semaines lettres ouvertes, jour­naux de confi­ne­ment, essais en tout genre, sans oublier les « tranches poé­tiques » — cet empi­lage de livres dont les titres consti­tuent un poème au gré de la sélec­tion d’ouvrages de son créateur.

Cette nou­velle lit­té­ra­ture du confi­ne­ment, en plus de témoi­gner de la créa­ti­vi­té de leurs auteurs, a contri­bué à sou­li­gner et à ren­for­cer le carac­tère excep­tion­nel de la situa­tion. En la dépei­gnant à tra­vers des mots, elle a contri­bué à l’ancrer dans une nou­velle réalité.

Une réa­li­té où un retour à la nor­male semble dif­fi­cile, voire peu sou­hai­table. Écri­vains, socio­logues, citoyens, et pro­fes­sion­nels s’entendent : la crise doit pous­ser toutes les indus­tries et tous les sec­teurs à se repen­ser, à tra­vers leur rai­son d’être bien évi­dem­ment mais aus­si dans leur manière de faire :  anti­ci­per, expé­ri­men­ter, rec­ti­fier le tir si besoin, oser, innover…

En matière de récit aus­si, il est donc néces­saire de se poser les bonnes ques­tions. A une époque où les fron­tières entre le monde de la fic­tion et du réel sont de plus en plus poreuses, à l’ère de l’information en conti­nu et des fake-news, de l’intelligence arti­fi­cielle gou­ver­née par l’homme, peut-on conti­nuer d’explorer le récit de la même façon ?

 

Envi­sa­ger le sou­hai­table comme le non désirable

Pour faire face aux nou­veaux défis et pré­pa­rer demain, il nous fau­dra faire appel à notre ima­gi­na­tion, inven­ter de nou­velles formes d’écritures et de pen­sées, déca­ler le regard et chan­ger de pers­pec­tives. D’ Homo Deus de Yuval Noah Hara­ri, au Pes­si­mist Guide de Bloom­berg, en pas­sant par la série Black Mir­ror, l’imaginaire et le fic­tion­nel nous ont prou­vé leur per­ti­nence pour pen­ser les alter­na­tives du monde de demain.

Pour repen­ser le futur de l’innovation, et inter­ro­ger le rôle et l’avenir des marques, nous devons nous ins­pi­rer de l’hybridité qui consti­tue notre nou­velle réa­li­té, faire se ren­con­trer dif­fé­rents genres pour confron­ter les points de vue dans un champ des pos­sibles plus ou moins désirables.

C’est pour cela que l’on invite les lec­teurs à décou­vrir la cor­res­pon­dance de Jean et Mei, Usbek et Rica des temps futurs, jeunes étu­diants à la décou­verte du monde à l’aube des années (20)50. Au croi­se­ment du récit d’anticipation, de la revue de ten­dance, et la cor­res­pon­dance épis­to­laire, nos deux étu­diants font face à la signi­fi­ca­tion nou­velle du mot ‘voyage’ à l’heure où les fron­tières se referment, et observent de leur regard contem­po­rain la place et le rôle des géants du digi­tal, l’évolution des entre­prises et des marques his­to­riques à l’heure où les notions d’écologie et de gou­ver­nance mon­diale reprennent tout leur sens …

 

« Mei,

Je t’écris aujourd’hui avec la peur de ne jamais te ren­con­trer en chair et os, toi qui es à l’autre bout du monde. Je viens d’assister au dis­cours d’investiture de Gre­ta Thun­berg, pre­mière pré­si­dente de la coa­li­tion mon­diale. Nous sommes désor­mais gou­ver­nés par les mêmes lois et pour­tant nous n’avons jamais été aus­si loin les uns des autres puisque tout est fait pour que nous res­tions chez nous peu importe l’endroit du monde où nous habi­tons, même si la pan­dé­mie fini­ra bien un jour. »  Décou­vrez la suite ici !

 

Un pre­mier voyage à effec­tuer depuis son smart­phone, au fond de son cana­pé, écrit par Marc Beau­deaux, plan­neur stratégique.

 

Kim Hart­mann, Head of Stra­te­gic Planning.

 

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