XENOTHERA : les coulisses du projet

XENOTHERA : les coulisses du projet

Logic Desi­gn vous pro­pose un nou­veau ren­dez-vous pour ren­trer dans les cou­lisses d’un pro­jet inno­vant ! Aujourd’hui, Fabrice Renard, Direc­teur de la créa­tion, nous parle de XENOTHERA, une bio­tech nan­taise. Décou­vrez, à tra­vers l’œil de Fabrice, l’aventure « XENOTHERA, ou com­ment construire un monde meilleur ? »

 

Quel était le défi XENOTHERA ? En quoi est-ce un pro­jet dif­fé­rent des autres ?

Notre mis­sion pour XENOTHERA était essen­tiel­le­ment d’aider la marque à cla­ri­fier et ren­for­cer son iden­ti­té visuelle, puis d’accompagner le lan­ce­ment d’innovations, notam­ment un trai­te­ment révo­lu­tion­naire contre la Covid-19. Après immer­sion stra­té­gique et work­shop col­la­bo­ra­tif explo­ra­toire, l’agence a construit une pla­te­forme de marque – véri­table bous­sole pour déter­mi­ner les futurs choix stra­té­giques de XENOTHERA. Mon défi était ensuite de ser­vir le déve­lop­pe­ment de la marque en lui don­nant corps et vie.

J’ai tout de suite été frap­pé et séduit par la dimen­sion humaine de XENOTHERA. Il y a au sein de l’entreprise, à tout niveau, une vraie volon­té de faire bou­ger les lignes, de contri­buer à construire un monde meilleur. C’est un labo­ra­toire qui ne s’appuie pas seule­ment sur son exper­tise mais qui fonc­tionne dans un esprit start-up, avec une approche humaine, une auto­no­mie, une liber­té revendiquée.

Cet état d’esprit et cette approche ont gui­dé notre façon d’aborder notre mis­sion. La marque devait incar­ner plus qu’un pro­jet d’entreprise : un pro­jet sociétal.

 

 

Quel est ce pro­jet socié­tal ? En quoi est-il impac­té par la période actuelle ?

XENOTHERA est un labo­ra­toire de bio­tech­no­lo­gie, pion­nier du chan­ge­ment, qui s’inscrit dans un contexte très par­ti­cu­lier de pan­dé­mie, de muta­tion, d’avenir incer­tain et de trans­for­ma­tion pro­fonde de la socié­té. Les chan­ge­ments cultu­rels, struc­tu­rels, indus­triels, com­por­te­men­taux… font émer­ger une toute nou­velle façon d’aborder la san­té. Les acteurs du sec­teur doivent évo­luer dans leur modèle et leur approche pour répondre à un double besoin d’hyper per­son­na­li­sa­tion et d’élan collectif.

En ce sens, XENOTHERA a une lon­gueur d’avance puisque le tra­vail en col­lec­tif, l’approche humaine, l’incarnation qui carac­té­risent cette évo­lu­tion, font par­tie de son ADN. Dès le départ, la marque s’est dif­fé­ren­ciée par son audace, son enga­ge­ment, son empathie.

 

C’est ce que nous avons vou­lu expri­mer avec la signa­ture « INNOVATIVE LAB FOR RESPONSIVE CARE ». Une pro­messe de soin, mais aus­si d’adaptabilité, de flui­di­té, qui porte la dimen­sion évo­lu­tive de la socié­té de demain.

 

 

 

Com­ment avez-vous tra­vaillé sur ce pro­jet si par­ti­cu­lier ? Quel en est l’aboutissement ?

Le rôle du desi­gner c’est d’être créa­tif à l’intérieur des contraintes. C’est sou­vent ain­si qu’émergent les pro­jets les plus puis­sants. En l’occurrence, je fonc­tionne comme une éponge, je m’imprègne des débats, des res­sen­tis pour voir com­ment ils résonnent en moi. J’essaye d’être moi-même dans une approche « res­pon­sive », en res­tant à l’écoute et en m’adaptant. Pour XENOTHERA, je vou­lais m’éloigner le plus pos­sible d’une approche médi­cale et froide, pour pri­vi­lé­gier une démarche intui­tive et humaine, en me posi­tion­nant sur les mar­queurs de vie.

Ain­si, j’ai trou­vé pas­sion­nant de par­tir de l’étymologie de la marque, de la sin­gu­la­ri­té fon­da­trice du nom XENOTHERA, qui réunit les notions de « remède » et d’« étran­ge­té ». La nature et l’homme ne s’opposent pas mais se com­plètent. Un paral­lé­lisme que l’on voit aus­si dans le X, à la fois genèse de la science et de l’humanité. Je vou­lais faire par­ler ce X, qu’il sym­bo­lise le mou­ve­ment, les ondes posi­tives et qu’il porte la pro­messe dis­rup­tive de la marque. Ce X dyna­mique est com­plé­té par un ensemble d’assets, de typo mili­tantes et puis­santes, réaf­fir­mant l’audace et l’engagement de la marque. Chaque élé­ment, le choix du vert, le logo ani­mé, la réfé­rence au sché­ma cel­lu­laire, l’univers pho­to­gra­phique basé sur la cap­ta­tion d’instants de nature intacts, tra­duit le mou­ve­ment per­pé­tuel du vivant.

 

 

C’est quoi jus­te­ment, ce monde de demain ? Com­ment le voyez-vous évoluer ?

J’estime qu’on ne construit rien sur la peur. Au contraire, dès qu’on parle de vie, on parle d’espérance. Le domaine de la san­té fait à la fois écho à l’évolution de l’homme et au déve­lop­pe­ment durable. Il en est de même pour le desi­gn. Fini les dis­cours du type « y’a plus rien dedans, tu ne risques rien ». Il est temps d’actionner le levier du « mieux », de parier sur la dura­bi­li­té, de s’inscrire posi­ti­ve­ment dans le quo­ti­dien des gens.

Nous allons vers un monde de la san­té plus proac­tif. La voca­tion de la recherche n’est pas de faire le gen­darme, mais d’apporter les solu­tions de demain : tes­ter, essayer, s’adapter, cap­ter les signaux et trou­ver la meilleure façon de les syn­thé­ti­ser. C’est pareil pour la recherche créa­tive. Être desi­gner, c’est cher­cher et tra­duire. Consa­crer son temps à trou­ver le « vac­cin » pour l’entreprise : pas­ser les typos au micro­scope, cher­cher le bon levier, affi­ner ses idées, s’adapter jusqu’à trou­ver la bonne solution.

Face à l’incertitude, il existe deux types de réac­tions : se pro­té­ger en se refer­mant, rebon­dir en se repen­sant. Je pense qu’il faut les deux : s’ouvrir et se refer­mer, comme un cœur qui bat ! Il faut gar­der cette flui­di­té : faire des choix prag­ma­tiques, prendre des posi­tions stra­té­giques, tout en s’autorisant des moments de folie, à l’image de cette fameuse pho­to d’Einstein qui tire la langue. Tu t’arrêtes de créer quand tu t’interdis de penser.

 

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