L’Œil de Clémence : confiné et… connecté !

L’Œil de Clémence : confiné et… connecté !

Face à la situa­tion inédite, nous ins­tau­rons un nou­veau moment de par­tage. Chaque semaine un de nos col­la­bo­ra­teurs nous livre sa pen­sée et son res­sen­ti. Aujourd’hui, Clé­mence Lejeune, Res­pon­sable Com­mu­ni­ca­tion, répond à nos ques­tions de sa chambre réor­ga­ni­sée en bureau, son chat ron­flant à ses pieds, confinée…et connectée ! 

 

Quelles prio­ri­tés pour la com­mu­ni­ca­tion en temps de confinement ?

Au moment du pre­mier dis­cours d’Emmanuel Macron, j’étais en congé. Seule et sans télé, j’étais plu­tôt décon­nec­tée du cli­mat anxio­gène ambiant. Ce n’est qu’après ce dis­cours, avec l’appel de Jérôme et de Natha­lie, patron et DG de Logic Desi­gn, et leur demande pres­sante de reve­nir au bureau le len­de­main que j’ai vrai­ment réa­li­sé la gra­vi­té de la situation.

Quand je suis arri­vée, j’ai été hap­pée par l’ambiance. Le mur du bureau de Jérôme était cou­vert de feuilles de paper­board décor­ti­quant stra­té­gie et plan d’action sur les­quels ils avaient tra­vaillé d’ar­rache-pied depuis deux jours. La veille, j’étais encore dans mon cocon, et voi­là que j’in­té­grais un état-major de cam­pagne et me retrou­vais au cœur du dis­po­si­tif de crise.

En une jour­née, il fal­lait défi­nir et for­ma­li­ser ce qu’on allait dire aux employés, aux col­la­bo­ra­teurs, aux clients. Trou­ver le ton juste. Être à la fois trans­pa­rent et ras­su­rant, solide et soli­daire. Et, très vite, trou­ver des outils digi­taux per­met­tant de main­te­nir l’activité, infor­mer, for­mer, accom­pa­gner les équipes pour res­ter connec­té et tra­vailler à distance.

Ce fameux ven­dre­di, nous ne savions pas encore que, 3 jours plus tard, 1 slide sur 2 de notre super pré­sen­ta­tion serait déjà obso­lète et que toute l’entreprise bas­cu­le­rait dans le télé­tra­vail du jour au len­de­main. Cepen­dant, j’ai la convic­tion que tout ce tra­vail de pré­pa­ra­tion en amont a été clé dans la réus­site de ce basculement.

Une fois trai­té cette par­tie invi­sible de l’iceberg, il fal­lut s’occuper de la par­tie visible en soi­gnant notre com­mu­ni­ca­tion externe. Par temps de confi­ne­ment, l’adage « on n’existe pas, si on n’est pas sur Google » est plus vrai que jamais. Les « on ver­ra plus tard » deviennent vitaux, urgents. Il s’agit de res­ter visible, de soi­gner son SEO, de mar­quer sa pré­sence dif­fé­rem­ment, en offrant plus de conte­nu et en inno­vant avec de nou­veaux for­mats, de nou­veaux ren­dez-vous, comme cette série d’articles « confi­né et » 😉

 

Com­ment la crise fait-elle évo­luer la façon de pen­ser, de tra­vailler et de communiquer ?

La crise accé­lère notre tran­si­tion digi­tale et nous fait pro­ba­ble­ment gagner quelques années. Elle nous accorde un capi­tal temps, pour cher­cher, com­pa­rer, avoir du feed-back, pen­ser plus loin. En cher­chant des solu­tions immé­diates, nous récol­tons des béné­fices à long terme.

Elle nous oblige aus­si à fon­cer mal­gré l’incertitude, sans savoir, sans être sûr de rien. Le « test & learn » n’est plus un luxe mais la seule façon d’avancer. Essayer autre chose, se trom­per, reve­nir en arrière pour cor­ri­ger et recom­men­cer, tout cela fait par­tie du pro­ces­sus. Un pro­ces­sus d’évolution pérenne de notre façon de tra­vailler, et pas seule­ment d’adaptation à notre vie de confinés.

Cette crise a fait évo­luer mes croyances. Moi qui adore le contact humain, j’étais très scep­tique quand nous avons envi­sa­gé de trans­for­mer nos confé­rences en webi­nar. Cepen­dant, c’était le seul moyen de conti­nuer à entre­te­nir le lien avec nos publics, alors nous avons ten­té le coup. C’était un sacré chal­lenge pour moi : m’auto-former en un temps record, gérer tous les aspects tech­niques et humains inhé­rents à la mise en place d’une telle for­mule et enfin, trou­ver des solu­tions dans le feu de l’action car, bien sûr, rien ne se passe jamais exac­te­ment comme pré­vu. J’ai vécu une telle mon­tée d’adrénaline, avec les couacs tech­niques à résoudre au pied levé juste avant le webi­nar ! J’étais encore exal­tée deux heures après la fin. J’avais l’impression d’avoir fait mon Viet­nam. Mais ça a mar­ché ! Les chiffres sont bons, la tech­nique maî­tri­sée, les par­ti­ci­pants ravis. Non seule­ment, ils sont res­tés jusqu’au bout, mais ils en redemandent !

 

Com­ment ces expé­riences imprègnent-elles le tra­vail au quotidien ?

Pour res­ter pro­duc­tifs, visibles et utiles, nous avons dû déve­lop­per col­lec­ti­ve­ment notre capa­ci­té d’adaptation, avec des pro­cess de vali­da­tion plus courts, le déve­lop­pe­ment de nou­veaux outils de tra­vail col­la­bo­ra­tifs, le lan­ce­ment de nou­veaux for­mats … Après le branle-bas de com­bat et le choc ini­tial, nous avons fina­le­ment assi­mi­lé sans heurt ce nou­veau mode de télé­tra­vail et de télé­com­mu­ni­ca­tion. A pré­sent que nous avons pris nos marques et que le tra­vail en confi­ne­ment est deve­nu un modus viven­di, je me rends compte qu’on avance bien. L’organisation, le rap­port aux horaires et au tra­vail sont dif­fé­rents mais le résul­tat est le même.

Avant, j’étais en flux ten­du, empor­tée par l’énergie de l’équipe, avec une même moti­va­tion de mon arri­vée à mon départ du bureau. Là, ma moti­va­tion est plus fluc­tuante et indé­pen­dante des horaires de bureau, d’autant que je suis la seule à tra­vailler dans ma famille. Vers 16 heures par exemple, c’est la « pause de moti­va­tion », où mon ventre m’amène fata­le­ment dans la cui­sine pour le goû­ter ! Après, ça repart, et en fin de compte, mes jour­nées sont tou­jours trop courtes !

 

Et vous, qu’en pen­sez-vous ? Que vous ins­pirent ces ques­tions ?  Pre­nez part au débat et envoyez-nous les ques­tions que vous vous posez par mail ou sur ins­ta­gram !

 A la semaine pro­chaine, pour un nou­veau regard, d’un autre espace confi­né.  D’ici là, pre­nez soin de vous !

 

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Mots clés : agence de branding, télétravail, digital, communication, confiné, connecté
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