Ces designers qui ont marqué l’histoire

Ces designers qui ont marqué l’histoire

La nais­sance de la plus célèbre virgule

Pas­sion­né depuis tou­jours par l’ath­lé­tisme, Phi­lip Knight, alors dis­tri­bu­teur de chaus­sures Onit­su­ka Tigers (futurs Asics) fait, dans les années 70, la ren­contre d’une jeune étu­diante en gra­phisme Caro­lyn David­son. Il lui pro­pose de créer des affiches et bro­chures pour 2$ de l’heure.
En 1971, il perd les droits de dis­tri­bu­tion et décide de lan­cer sa propre marque de chaus­sures sous le nom de Nike et confie alors la créa­tion du logo à Caro­lyn en pré­ci­sant que le logo doit repré­sen­ter le mou­ve­ment et qu’il doit se dif­fé­ren­cier de son prin­ci­pal concur­rent Adi­das. Né alors le “Swoosh” après 17h30 de tra­vail, coût de ce logo : 35$. Pas convain­cu par le desi­gn, Phi­lip Knight et ses par­te­naires finissent par l’ac­cep­ter. Cette repré­sen­ta­tion de la marque est très bien accueillie par le public et c’est fina­le­ment en 1983 que Knight salue­ra le tra­vail de Caro­lyn en lui offrant une bague arbo­rant le swoosh sur­mon­té d’un dia­mant mais éga­le­ment 500 actions de l’entreprise.

 

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A l’o­ri­gine du suc­cès d’Apple ?

Dans les débuts du Macin­tosh, Susan Kare, alors diplô­mée d’art, est embau­chée en 1982 par Apple pour créer les icônes et polices du Macin­tosh. Pour­tant loin de son domaine d’ex­per­tise, elle se lance dans l’a­ven­ture et sa toute pre­mière mis­sion consiste à créer une police sys­tème selon un cahier des charges très stricte. Elle la sketche dans son car­net et gar­de­ra cette méthode pour éla­bo­rer les icônes qui feront la touche du Macin­tosh, tout sim­ple­ment car l’ap­pli­ca­tion pour les créer n’a­vait pas encore été codée. Elle quitte Apple et rejoint NeXT. Elle tra­vaille alors pour Micro­soft et IBM notam­ment et conçoit pour Micro­soft, le jeu de cartes du Soli­taire mais éga­le­ment bon nombre d’i­cônes dont Note­pad qui res­te­ront inchan­gés de Win­dows 3.0 à Win­dows XP. Elle enchaine les pro­jets et en 2015, est embau­chée par Pin­te­rest en tant que res­pon­sable de la concep­tion de pro­duits. Elle reçoit en 2018, en recon­nais­sance de son tra­vail de desi­gner, la médaille de l’A­me­ri­can Ins­ti­tute of Gra­phic Arts.

 

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La femme aux panneaux

Avec l’aug­men­ta­tion du tra­fic dans les années 60, les auto­ri­tés bri­tan­niques sou­haitent refaire toute la signa­lé­tique rou­tière qui est illi­sible à grande vitesse et dont les cou­leurs et les typho­gra­phies dif­fèrent en fonc­tion des pan­neaux. Ayant aupa­ra­vant tra­vaillé sur la signa­lé­tique de l’aé­ro­port de Gat­wick et pour la com­pa­gnie fer­ro­viaire Bri­tish Rail, don­nant d’ailleurs nais­sance aux typo­gra­phies Gat­wick et Rail Alpha­bet, Mar­ga­ret Cal­vert et John Kin­neir se lancent dans ce tra­vail gar­gan­tuesque entre 1958 et 1965 et créent la typo Trans­port. Le but pre­mier est d’être lisible rapi­de­ment pour réduire le temps de com­pré­hen­sion du signe par le conduc­teur. Tout est des­si­né à la main et la plu­part des pic­to­grammes sont réa­li­sés par Mar­ga­ret et sont lar­ge­ment ins­pi­rés de sa vie. Par exemple, le pan­neau “Enfants qui tra­versent” repré­sente une image d’elle-même enfant. Elle reçoit à l’âge de 80 ans le titre d’Of­fi­cier de l’Em­pire Bri­tan­nique (OBE) pour ses ser­vices ren­dues à la typo­gra­phie, au desi­gn gra­phique mais aus­si à la sécu­ri­té routière.

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